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Question du moment

Proposé par Rédaction Cheznoo le 14/09/18 16h26
Effaroucheur aéroport. Ne faudrait-il pas réguler, une bonne fois pour toutes, la population de goélands plutôt qu'assujettir une partie de la population (espèce humaine) à une nouvelle nuisance sonore ?
  • Oui --311 votes
  • 60.15 %


  • Non --163 votes
  • 31.53 %


  • Sans opinion --43 votes
  • 8.32 %


    Résultats détaillés en temps réel par zone géographique en déplaçant la souris ci-dessous.
    517  participants ( Saint-Pierre : 410 -- Miquelon : 38 -- Reste du monde : 69)
    Réagir sur ce sondage

    RomainB 17/09/18 14h30

    Bravo à Yvon pour sa réaction qui établit un lien entre différentes problématiques de l'archipel qui s'entrecroisent.

    En environnement plus qu'ailleurs, tout est imbriqué et rien n'est sectoriel.
    On résout rarement un déséquilibre environnemental par un autre déséquilibre, souvent issu d'un tâtonnement. Comme le disait ce brave Albert E. : Aucun problème ne peut être résolu sans changer l'état d'esprit qui l'a engendré ».

    Nous avons implanté un aéroport (dont je ne remet pas en cause la nécessité et le bien fondé) sur une immense zone humide, en bord de mer, et à proximité immédiate d'une décharge qui représente une source importante de nourriture. N'est-il pas normal d'y voir une espèce inféodée à ce milieu s'y sentir chez elle?

    En implantant des aménagements en zone naturelle sans anticiper sur les mesures environnementales adéquates, on s'étonne souvent après-coup des conflits d'usage : des moustiques envahissent mon lotissement construit sur un marécage, des crapauds traversent ma route nationale coupant en deux un lieu de reproduction, des incendies viennent menacer ma maison construite au c½ur d'une forêt de pins, des renards viennent manger dans les poubelles de ma résidence campagnarde parce qu’il n'y a plus rien dans les champs, ou des goélands menacent les vols de mon aéroport. Le résultat est trop fréquemment la double sanction pour l'espèce incriminée : en plus d'avoir détruit une partie de son habitat pour l'aménager, on la régule physiquement pour limiter les risques et les incommodations. Souvent, une simple étude environnementale auraient suffi à se rendre compte que l'aménagement prévu n'était pas optimal, qu'un autre endroit ou une autre forme aurait été préférable, et que quelques mesures d'évitement déjà connues auraient limité le besoin de détruire l'espèce en question.

    SPM est effectivement un territoire original à bien des égards. Pourquoi ne pas en faire de "vraies îles d'exception" avec le recours à des méthodes innovantes mais déjà éprouvées, modernes mais pas loufoques, plutôt qu'aux vieilles méthodes alliant chasse-loisir et régulation par la destruction ? Des solutions existent pour le problème cité en objet du sondage.

    Lorgnette 17/09/18 11h59

    Bonjour,
    Encore une fois les réactions majoritaires font passer les intérêts et le confort personnel au détriment de l'environnement et de sa bio diversité.
    En effet, les Goélands n'ont rien demandé, ils vivent depuis des siècles avec la mer et la terre et s'ils se sont attachés à StPierre c'est parcequ'il y a eu des pêcheurs, donc à manger, puis une (affreuse) décharge, grâce à l'homme !!!
    Alors que notre planète souffre, que la politique pour l'environnement peine à se mettre en oeuvre, que ceux qui oeuvrent en sa faveur devraient être la majorité, sur ce sondage (qui ne vaut qu'une photo locale), il faudrait massacrer des animaux, après les phoques qui gênent aussi, quoi d'autre les harfangs qui chassent et concurrencent l'homme ?
    StPierre devrait être un exemple en outremer de politique de préservation, de protection, de développement durable (éoliennes terrestres discrètes ou marines, solaire, électricité douce, ...) que la ministre devrait d'ailleurs favoriser, elle qui a été à la cop 21, plutôt que d'autres projets non prioritaires et plus intéressés. Ce n'est pas une basse critique mais un constat désespérant sur la nature humaine et le peu d'espoir d'évolution.
    Quand nous vivrons tous pollués, avec une biodiversité réduite, au milieu d'un océan de plastique, il ne faudra pas dire je ne savais pas.
    Faisons comme sur de grands aéroport, utilisons un éleveur de rapaces qui chasse les goélands en douceur, même dans les pays plus froids.
    Yvon