.....C’est aujourd’hui, (samedi soir, la veille de Dimanche), et Dimanche pour nous chrétien, c’est le premier jour de la semaine. Premier sur sept ! Si je n’ai trop le moral, je peux soupirer : « Ah ! Si tous les jours pouvaient être « dimanche » ! Et en pensant aux jours suivants, du lundi au samedi, comme Job dans la première lecture, je peux gémir en disant : « Vraiment, la vie de l’homme est une corvée, il fait des journées de manœuvre… » Et pour certains bien malmenés, les mots de « souffrance », de « cauchemars » surgissent, et cela peut devenir un cri vers Dieu : « Regarde-moi, Seigneur, ma vie n’est qu’un souffle, mes yeux ne voient pas le bonheur. »
Par contre, dans un état d’esprit de jeune converti, devenu apôtre intrépide comme Paul, je pourrais dire : « malheur à moi, si je n’annonce pas l’Evangile, c’est une nécessité qui s’impose à moi… libre devant tous, je me fais le serviteur de tous… Je me fais tout à tous pour sauver quelques-uns. » Pour lui, toute la vie doit être vécue selon l’Evangile… Là, il faut connaitre l’évangile pour pouvoir le mettre en pratique et être au top de l’évangile !...
Deux attitudes bien différentes. Et Jésus, lui qui est reconnu, comme il a été dit dimanche dernier, comme un homme qui parle avec autorité – ses paroles et ses actes sont en accord, il est ce qu’il dit –
Mais, Lui, que fait-il ? L’Evangile d’aujourd’hui nous présente une journée de Jésus au milieu des siens. Il se prépare à partir parcourir la Galilée. Et le premier acte qu’il pose avec ses trois disciples, c’est d’aller à la synagogue pour prier avec la communauté juive de Capharnaüm. Là, ils ont écouté et médité la Parole de Dieu, et chanté des psaumes. Lui-même a sans doute donné une parole, un enseignement. Remarquons tout de suite, que le lendemain matin, bien avant l’aube, Jésus se lève, et va dans un endroit désert et là, il prie. Pour lui, c’est indispensable de commencer ses journées par un temps de prière, car pour lui, il est nécessaire que toute sa vie soit ajustée à l’amour de son Père. Jésus est bien sûr dans le « tempo » de l’Alliance : 1 – tu aimeras le Seigneur Ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et – 2—tu aimeras ton prochain comme toi-même. Alors en sortant de la synagogue, et apprenant que la belle-mère de Simon est malade au lit. Tout de suite, Il se rend chez elle. Il la prit par la main et il la fit lever. La fièvre la quitta. Et elle le servait. Jésus lui a redonné son statut de maitresse de maison et de pouvoir recevoir ses hôtes comme il se doit. Cet épisode est bien ancré dans une vie humaine où l’amour s’ajuste bien aux évènements. J’y remarque l’attention particulière que Jésus a porté à cette femme proche de lui, la belle-mère de Simon. Elle a de la fièvre, et elle est au lit : elle ne peut plus rendre les services qu’elle faisait auparavant; il a même commencé sa journée par cela.
Baptisés, de la grande famille des enfants de Dieu, il peut nous arriver d’être cloués au lit par des fièvres diverses qui nous empêchent de servir et d’aimer Dieu et nos frères, à commencer par nos proches. Elles nous empêchent de les servir, de les aider à suivre un chemin de Vie qui apporte des moments de bonheur. Qui peut nous débarrasser de ces défauts - de ces manies -de ces modes qui entrainent des tocades passagères, quelquefois bien dévastatrices dans notre environnement proche. Qui peut nous tendre la main et nous délivrer ? Sinon Jésus avec la parole de Dieu, avec son Evangile, avec ses sacrements, surtout l’Eucharistie et la réconciliation, les sacrements du mariage et du sacerdoce, sans oublier le sacrement des malades. Ainsi comme Job, la fatigue, la révolte devant tout ce que je vois et vis, vont passer d’un cri vers Dieu pour devenir une prière, un ajustement à l’amour qui est en Dieu, qui sera libération. Libération et en même temps, envoi vers les autres encore enchainés par des forces du mal, des esprits mauvais. C’est l’exemple de la libération et conversion de Paul qui ressent cette force de partager avec d’autres :
« Malheur à moi si je n’annonçais pas l’Evangile. »
Et aussi, c’est à la suite de Jésus qui disait aussi : « Partons ailleurs… afin que là aussi je proclame la Bonne Nouvelle. »
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