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VIE RELIGIEUSE |
1816 à nos jours |
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Dès le retour des Français, en 1816, la paroisse de Saint-Pierre se réorganise. L'église est inaugurée le 25 août 1817 par M. Ollivier, nommé bientôt Préfet Apostolique. M ; Ollivier conservera cette charge jusqu'en 1841. Le premier curé de Miquelon est M. Lairey (1822). D'accord avec le Supérieur de la Congrégation du Saint-Esprit, le Gouvernement de la Métropole fournit les prêtres nécessaires : la dureté du climat et l'isolement obligèrent à des remplacements fréquents. Vers 1840, la population augmentant, un vicaire doit venir aider le curé de Saint-Pierre ; M. Le Helloco est nommé. Il deviendra Supérieur ecclésiastique en 1853, inaugurera, le 15 août 1854, la nouvelle église paroissiale et bénira, en 1860, le Calvaire qui domine la ville. Sa belle conduite pendant une épidémie de croup lui vaudra la croix de la Légion d'honneur. Le cimetière, d'abord situé sur le terrain de l'école publique actuelle, émigra au nord (champ de football), puis à l'ouest en 1872.L'église de Miquelon fut refaite en 1865 ; réparée, entretenue avec amour par ses prêtres et la population, elle fait encore aujourd'hui l'admiration des étrangers. L'Île-aux-Chiens, simple desserte de Saint-Pierre, eut, dès 1845, une chapelle sur la propriété de M. d'Aigemont ; en 1847, elle devient paroisse sous la direction de M. Guéguen, ancien vicaire de Saint-Pierre. Une grande église désormais la ligne des maisons. |
Au nord de l'isthme de Langlade, une pieuse personne fit élever une chapelle à saint Philomène ; cette chapelle, abattue par le vent vers 1925, fut remplacé par une autre dédiée à sainte Thérèse et bâtie cette fois sur Langlade même, au lieu dit " le Gouvernement ". Cependant, la présence à Saint Pierre d'un certain nombre d'Anglais protestants donna l'occasion de bâtir une modeste " church " ; il y eut même pendant quelque temps un pasteur. De 1866 à 1892, c'est le long apostolat de M. l'Abbé Letournoux, aidé des Pères du Saint-Esprit ; puis de Mgr Tibéri et de Mgr Légasse. Le Clergé se compose alors de trois prêtres à Saint Pierre et d'un curé à Miquelon et à l'Île-aux-Chiens. Mgr Légasse, qui devait devenir évêque d'Oran et de Périgueux, laissa son nom à la reconstruction (en ciment armé cette fois) d el'église paroissiale, brûlée en 1902. Actif et zélé, il parcourut la France entière pour trouver les fonds nécessaires à cette œuvre ; puis il eut le bonheur de pouvoir ouvrir deux écoles privées qui portent les noms de ses parents : Saint-Christophe, Sainte Croisine. C'était l'époque des inventaires en France. Craignant que l'application probable de la loi de séparation ne rendît difficile le recrutement des prêtres séculiers pour ces îles lointaines, Monseigneur en référa à Rome. Le Cardinal de la Propagande répondit à ces craintes en confiant la petite Préfecture aux Père du Saint-Esprit, plus spécialement chargés des anciennes colonies françaises. | Dès 1912, trois Pères arrivèrent, ayant à leur tête le " bon Père Oster ". Des œuvres paroissiales sont venues augmenter la vie religieuse. En 1880, les marins ont leur société sous le vocable de N.-D. du Bon-Secours. La Confrérie du Sacré-Cœur commence vers 1890 ; en 1900, celle du Rosaire est réorganisée. Viennent ensuite une Fraternité di Tiers-Ordre franciscain, une Association des Mères Chrétiennes, une Confrérie du T.S. Sacrement, des Patronages, des Cercles. Le " bon Père Oster ", qui s'était dévoué au Collège et à la paroisse de 1875 à 1890, reprit facilement contact avec la population et la soutint de ses conseils paternels pendant la Grande-Guerre. En 1922, Mgr Heitz succède à Mgr Oster. Il donne un bel immeuble à l'école paroissiale Sainte-Croisine, construit un presbytère, embellit l'église, élève la chapelle Saint-Thèrèse au " Gouvernement " de Langlade, et lance un bulletin Le Foyer Paroissial. Fatigué par cinquante années de fructueux apostolat en différentes missions, il se retire en 1933. |
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