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VIE RELIGIEUSE de 1816 à nos jours…Suite…. |
Histoire religieusedel'Archipel |
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Les flottilles de bateaux pêcheurs qui partaient de France aux XVIe et XVIIe emmenaient des aumôniers. Sans doute l'un ou l'autre demeura-t-il avec les hivernants quand les premiers postes sédentaires furent installés.Terre-Neuve et les îles adjacentes dépendaient alors du diocèse de Saint Malo, en France. Le Vicariat apostolique de Québec (Canada actuel) fut crée en 1657 ; il étendit sa juridiction sur toute l'Amérique septentrionale. Il est de tradition que la première chapelle bâtie à Saint-Pierre le fut à l'entrée du port, à la Pointe aux Canons, entourée, comme il convenait, de son cimetière. Mgr de Saint-Vallier, évêque de Québec, en tournée pastorale sur les côtes de l'Acadie et de Terre-Neuve, bénit la chapelle de Saint-Pierre et laissa pour la desservir provisoirement un prêtre séculier du Canada. Le premier curé de Saint-Pierre dont le nom nous soit connu est le Père Antonin ou Antoine, des Récollets de Bretagne, qui resta à Saint Pierre de 1692 à 1707. A la suite du traité d'Utrecht, les Français quittent le pays, autant pour raison religieuse que pour raison de nationalité : ils étaient témoins des persécutions des catholiques à Terre-Neuve, ils ne voulaient pas se confier à un gouvernement qui ne respecterait pas leur religion. |
Dispersés sur les côtes du Canada, n'ayant pas toujours des prêtres, nos exilés connurent, surtout de 1755 à 1763, les " messes blanches " présidées par un ancien, les catéchismes enseignés de mémoire par quelques bonnes femmes, les baptêmes qui seront suppléés, les mariages qui seront ratifiés aussitôt qu'on aura un prêtre. Car on gardera la foi intacte. Au retour des Français à Saint-Pierre en 1763, deux Père Jésuites, les PP. de Bonnécamps et Ardilliers, les accompagnaient comme aumôniers ; ils reformèrent la petite communauté chrétienne et rétablirent le culte. Mais le Québec était devenu anglais ; il ne convenait pas, politiquement parlant, que la colonie française lui restât attachée ; Saint Pierre devint le siège d'une Préfecture apostolique dépendant directement du Saint-Siège (1763). Le séminaire du Saint-Esprit, à Paris, fut alors chargé par la Propagande de Rome de fournir des sujets pour le gouvernement spirituel de la nouvelle préfecture (1765). M. Julien-François Becquet fut nommé Préfet Apostolique et Curé de Saint Pierre (1767), tandis que M. Jean-Baptiste Paradis devenait Vice-Préfet et Curé de Miquelon. L'église de cette dernière localité fut mise sous le vocable de N. -D. des Ardilliers. |
Après le traité de Versaille, M. Paradis regagnera Saint-Pierre en qualité de Préfet Apostolique : il était accompagné de M. Longueville qui lui succédera quelques années plus tard. Pendant la Révolution française, M. Longueville resta à son poste et aida puissamment M. le Commandant Danseville à maintenir l'ordre et la paix. Le curé de Miquelon, M. Jean-Baptiste Allain, et le vicaire de Saint-Pierre, M. Le Jamtel, préfèrent quitter les îles plutôt que de prêter le serment à la Constitution civile du Clergé. Le premier s'enfuit de Miquelon avec 250 de ses ouailles, à l'automne de 1792, et se rendit aux îles de la Madeleine ; le second l'imita, au printemps suivant, se rendant à l'île Madame (Cap Breton) avec 115 fidèles.Les Anglais s'étant emparés de Saint-Pierre, en 1793, emportèrent à Halifax, comme prise de guerre, la cloche de l'église. |
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VIE RELIGIEUSE de 1816 à nos jours… |