LES ESPECES PECHEES
Voici les poissons, mollusques et autres crustacés que l'on trouve à Saint-Pierre et Miquelon !!

La Baudroie d'Amerique
(Lophius americanus)
appelée
localement « lotte »

La lotte est un
des poissons qui a une grande importance commerciale. Ce poisson a le corps
fortement aplati dorso-ventralement. Sa tête, presque circulaire, est aussi
longue mais plus large que le reste de son corps. Sa bouche est énorme et armée
de nombreuses dents pointues. Elle a un étrange appendice, situé près de la
bouche, le « filament pêcheur » qui se termine par un lambeau de peau. Celui-ci
ressemble à un appât lui servant ainsi à attirer ses proies. Elle se nourrit
principalement de congres, grondins, raies, merlan, morue… selon sa répartition
géographique. On trouve la lotte dans le monde entier mais ses zones de pêche
principales se situent dans l’Atlantique nord, des bancs de Terre-Neuve à la
Caroline du nord. On la pêche au filet maillant ou au chalut.

Le Buccin (Buccinum undatum)
appelé
localement « coucou »




A Saint-Pierre et Miquelon, le bulot se pêche de mai à septembre. Il fait l’objet d’une pêche commerciale.
Il vit en Atlantique sur des fonds sableux ou plus ou moins vaseux. Il se pêche à l’aide de casiers, dans les plus basses mers jusqu’à environ 100 m de profondeur. Sa chair est appréciée, mais il sert aussi d’appât pour la pêche à la palangre et la pêche à la ligne. Le bulot est un carnivore qui se nourrit de cadavres de poissons, de vers, de crabes ou bien encore de bivalves. Il a une vie benthique mais ses déplacements sont limités. Il reste le plus souvent immobile et enfoui. Il est sténotherme et sténohalin, c'est-à-dire qu’il supporte mal les températures élevées et les basses salinités. Ce qui peut lui être fatal.

Le Bigorneau (Littorina littorea)
appelé localement « vignette »
A Saint-Pierre et Miquelon, le bigorneau se pêche dans la zone littorale de l’archipel.
On rencontre ce petit coquillage du Labrador au New-Jersey. Il se pêche dans la zone située entre la laisse de haute mer jusqu’à une profondeur de 40 m. Le bigorneau vit souvent sur les rochers recouverts d’algues dont il se nourrit. On le trouve également vivant sur le sable. Il survit assez longtemps hors de l’eau même en milieu humide (sous les algues par exemple). Il a une coquille de couleur sombre presque noire avec des stries très fines. Cette coquille est munie d’un opercule (sorte de petit disque rigide) qui isole totalement l’animal de son milieu. Sa tête porte les organes sensoriels et son pied musculeux lui permet de se déplacer. Il peut mesurer jusqu’à 3,7 cm. Notez bien que c’est un coquillage très apprécié sur les plateaux de fruits de mer.

Le Capelan (Mallotus villosus)
A Saint-Pierre et Miquelon, le capelan se pêche en juin et juillet dans la zone du 3PS.


C'est un petit poisson de haute mer proche de l’éperlan. Il a un corps allongé,
de couleur vert-olive transparent sur le dessus, argenté sur les côtés et blanc
sur le ventre. Il mesure entre 13 et 20 cm. On le trouve dans toutes les mers
arctiques et sur les côtes atlantique de l’Amérique du nord. Il est abondant au
large du Labrador, de Terre-Neuve et dans le golfe du Saint-Laurent. C’est en juin-juillet qu’il vient frayer près des côtes mais la plupart du frai se
produit au large.
Le capelan se
pêche avec un havenet (filet à poche et à manche), avec une sallebarde
(épuisette) ou bien à la senne. Pour faire sécher le capelan on l’étale sur des
vigneaux (treillis) et on attend 2 ou 3 soleils (selon les pêcheurs locaux)
c'est-à-dire 2 à 3 jours de soleil à suivre. Ce petit poisson profite des
grandes marées pour venir pondre des quantités astronomiques d’œufs. Lorsque
l’on voit ces milliers de capelans venus frayer très près des côtes, on dit que
le capelan « roule ». On peut le manger grillé, fumé ou séché.





Le Crabe des Neiges (Chionocoetes
opilio)
A Saint-Pierre et Miquelon, cette pêche débute le 1er avril dans la zone du 3PS. C’est une espèce sous quota, pêchée uniquement en zone française.




Ce crustacé fréquente les eaux froides de l’ouest du Groenland au Maine sur
la côte atlantique et de l’Alaska à la Sibérie sur la côte pacifique.
Pêché à partir de 50 mètres, il est fréquent jusqu’à 350 m et rare
au-delà de 500 m. Il vit sur des fonds de vases ou de sable, à des températures
comprises entre –1,5°C et +3°C. Il migre l’ hiver vers des eaux peu profondes puis
retourne dans des eaux plus profondes au printemps. La pêche se pratique à l’aide de casiers coniques, appâtés avec du calmar.
Sa chair est fine
et légèrement sucrée.




La Crevette Nordique
(Pandalus
borealis)
appelée
localement « crevette rose »
A Saint-Pierre et Miquelon, la crevette nordique se pêche dans le cadre de l' OPANO.
La crevette nordique est la plus importante, sur le plan commercial, parmi la trentaine d’espèces existantes dans le nord-ouest de l’Atlantique canadien. C’est un crustacé au corps long et effilé, de couleur rose vif et qui mesure environ 15-16 cm de long. La crevette vit le plus souvent sur des fonds sableux ou vaseux et se nourrit de petits crustacés, vivants eux aussi sur le fond, ainsi que de plancton. Elle est très mobile et très agile sur de longues distances dans la colonne d’eau, tant sur le plan vertical qu’horizontal. Le golfe du Saint-Laurent, les bancs de la Nouvelle-Ecosse, les détroits du Labrador constituent les principales zones de capture. La température des eaux varie généralement de 2 à 6°C. En certains endroits, ces exigences isothermiques limitent leur répartition à des profondeurs supérieures à environ 180 m. La crevette nordique se pêche principalement au chalut.

L’Eglefin (Melanogrammus aeglefinus)
appelé localement "anon"
A Saint-Pierre et Miquelon, l’églefin est pêché lors de prises accessoires.
Le fameux haddock, vous connaissez ? L’églefin est donc commercialisé frais ou bien fumé sous le nom de haddock. Il se vend parfois surgelé, en conserve ou bien salé. On l’utilise aussi pour faire de la farine (alimentation animale). Encore un poisson de la même famille que la morue. L’églefin vit plutôt sur des fonds vaseux ou sablo-vaseux entre 40 et 300 m de profondeur où la température de l’eau est comprise entre 2 et 8°C. Une des caractéristiques de ce poisson est la grosse tache noire, telle l’empreinte d’un pouce au dessus de chaque nageoire pectorale. Sa tête et son dos sont de couleur gris-sombre, pourpre. Sous sa ligne latérale noire, la peau est plus pâle devenant argentée avec des reflets roses. Du fait de sa petite bouche, l’églefin se nourrit de petits mollusques, de vers, de petits oursins, présents au niveau des sédiments. Il mange peu mais presque continuellement. Il se pêche essentiellement avec un chalut de fond mais aussi à la palangre et au filet maillant.

L’Encornet
(Illex illecebrosus)
A Saint-Pierre et Miquelon, l’encornet se pêche de juillet à septembre selon les années. Il se pêche aussi dans le cadre de l’OPANO et de l’accord bilatéral ainsi que dans le 3PS.

Ce type
d’encornet est une des espèces les plus pêchées dans le monde. Il est très
commercialisé sur les marchés canadiens notamment. Jusque dans les années 70, il
était beaucoup pêché autour de Terre-Neuve pour servir de boëtte. Le caractère
très cyclique de cette ressource et ses répercussions sur les pêches a fait
ressortir les problèmes de biologie et de gestion. C’est un mollusque
céphalopode et un nageur rapide qui possède 10 tentacules, une coquille interne,
de courtes nageoires et pouvant mesurer jusqu’à 60 cm de long, nageoires
comprises. On le trouve du Groenland jusqu’à la Floride. Selon les années, il
peut être en forte concentration autour de Terre-Neuve. D’avril à juin, le jeune
calmar quitte le talus continental. Entre juillet et septembre, les encornets
couvrent des aires, plus ou moins grandes, sur le plateau continental. La
température de l’eau et l’abondance de nourriture influent fortement sur leur
distribution. Le calmar se pêche à la turlutte (sorte de cylindre de plomb à la
base duquel sont fixés des hameçons). Cette année les pêcheurs locaux ont pu profiter de cette pêche qui
depuis des années « boudait » l’archipel.





L’Espadon (Xiphias
gladus)
A Saint-Pierre et Miquelon, l’espadon se pêche dans le cadre de l’ICCAT.

L’espadon est un
poisson des mers chaudes et tempérées. Il a la mâchoire supérieure en forme
d’épée, d’où son nom, qui peut mesurer le tiers de son corps. Sa longueur peut
atteindre 4,50 m et il peut peser jusqu’à 450 kg. Il est de couleur plutôt
violacé, métallique foncé pour le dos et blanc-gris pour le ventre. C’est un
très bon nageur puissant et rapide. Lorsqu’il est au large, il se nourrit
principalement d’espèces pélagiques. Lorsqu’il est près des côtes, il avale aussi
bien les espèces pélagiques que benthiques. C’est aussi un poisson migrateur. Sa
répartition se fait sur toutes les mers tropicales et tempérées du monde. A
partir de début juin, il fréquente les zones de pêche de l’Atlantique où il
reste jusqu’à la mi-octobre. L’espadon se pêche essentiellement à la palangre.

Le Flétan Blanc (Hippoglossus
hippoglossus)
Le flétan blanc
est le « géant » des poissons plats. Il peut mesurer jusqu’à 2,50 m et peser
jusqu’à 300 kg. On peut dire que c’est un poisson fortement comprimé, qui nage le
côté gauche face au fond et le côté droit (où se trouvent les yeux) tourné vers
la surface. Il n’a que le dos coloré (du brun verdâtre au marron très foncé).
Son ventre est blanc. C’est un poisson benthique. Il vit sur des fonds de sable,
de vase ou de graviers. On le trouve dans les eaux profondes de l’Atlantique
occidental, du Labrador au golfe du Maine, et n’entre que très rarement dans des
eaux d’une profondeur de moins de 60 m. En plus de ses mouvements saisonniers, il
effectue de grandes migrations. Le flétan se nourrit de crevettes nordiques
pendant l’hiver et durant l’été il cherche plutôt du poisson tel que l’églefin,
la morue, le hareng ou bien l’encornet, le poulpe… On le pêche au chalut de
fond, au chalut pélagique ou bien à la ligne. Commercialement la chair du flétan
blanc est estimée. On peut l’acheter fraîche, congelée ou bien fumée.
Le Flétan Noir (Reinhardtius
hippoglossoides)
ou Flétan du Groenland
appelé localement « turbot »
A Saint-Pierre et Miquelon, le flétan noir se pêche dans le cadre de l’ OPANO et de l' accord bilatéral.
Le flétan noir, ou flétan du Groenland, se distingue des autres poissons plats par plusieurs caractéristiques : notamment la position de l’œil gauche, qui n’a pas complètement migré vers le côté droit et la couleur de son ventre qui est gris, gris-foncé plutôt que blanc. Il vit dans les eaux arctiques froides et dans les baies profondes autour de Terre-Neuve, du Labrador, de l’île de Baffin et du golfe du Saint-Laurent. On le pêche au chalut de fond, au chalut pélagique, au filet maillant ou à la palangre. Le flétan se nourrit de crevettes nordiques, de capelan, de morue, de sébaste ou bien d’encornet. Il possède une chair dense et blanche. Il existe ainsi plusieurs façons de le préparer. Les japonais le préparent en sushi ou en sashimi par exemple. Sa haute teneur en gras le rend riche en omega 3 et idéal pour le fumage. Le fumage à froid est très recherché. On peut donc l’acheter en frais, congelé, fumé ou encore salé.

L'Holothurie (Cucumaria
frondosa)
ou "concombre de mer"
A Saint-Pierre et Miquelon, le concombre a fait l’objet de quelques marées et un développement de cette espèce est à l’étude.

Il est vrai qu’il
nous fait penser au légume ce concombre de mer ! Son corps est cylindrique et
mou. Il est couvert de tubercules. Il se déplace grâce à ses pieds
ambulacraires, rétractiles, munis de petites ventouses. Pour se défendre, il
éjecte de longs filaments blancs et collants, par l’anus. Ces tubes sont ensuite
régénérés par l’animal. Il a une peau très épaisse, de couleur foncé, marron-noir en général. Le concombre vit sur des substrats durs jusqu’à 200 m de
profondeur. Il se nourrit d’organismes microscopiques qu’il ramasse sur le fond
grâce à ses tentacules ramifiés, près de sa bouche. La reproduction a lieu en
été. Les holothuries se dressent à la verticale pour émettre leur semence en
pleine mer où a lieu la fécondation. L’intérêt culinaire de cet animal n’est pas
franchement développé en Europe, mais plutôt sur les marchés asiatiques !




Le Homard (Homarus
americanus)
A Saint-Pierre et Miquelon, le homard se pêche du 1er mai au 31 août pour les pêcheurs professionnels et les plaisanciers et du 15 octobre au 15 décembre pour les professionnels uniquement. La zone de pêche est le 3PS.



Le homard est un crustacé constitué d’une carapace portant 5 paires de pattes et 2 grosses pinces. Il vit le long des côtes, du sud du Labrador au Maryland. Il préfère un habitat où il peut se creuser un abri. Sur les fonds sablonneux ou vaseux, on trouve les homards sous des roches, dont la dimension est à peu près équivalente à leur propre taille. Sa couleur varie selon l' habitat. Elle peut être bleu-vert, jusqu’à brun-rouge et sa carapace est souvent tachetée de points sombres. Lorsqu’un homard devient plus gros que sa carapace, dure et inextensible, il la rejette. On dit qu’il mue. Le homard est un grand nécrophage se nourrissant principalement de poissons (vivants ou non) ou bien encore de moules, d’oursins, de crabes ou de vers. Il s’accouple entre les mois de juillet et septembre. En général, la femelle expulse ses œufs un an environ après l’accouplement et peut donc les porter jusqu’à un an sous son abdomen. Les femelles « grainées » doivent être rejetées immédiatement à la mer. On pêche le homard à l’aide de casiers.

Le Lieu Noir
(Pollachius
virens)
appelé localement "merlu"
A Saint-Pierre et Miquelon, le lieu noir est pêché lors de prises accessoires.
Le lieu noir fait partie de la même famille que la morue. On le trouve dans l’Atlantique nord-ouest mais aussi dans l'Atlantique nord-est du Groenland et du nord de la Norvège jusqu’au nord du Golfe de Gascogne. Il vit en bancs en pleine eau ou près du fond, de la côte jusqu’à 200 m de profondeur, dans les eaux froides à des températures variant de 0°C à 10°C. Il a un corps assez allongé, une tête pointue, un dos dont la couleur varie du brun-verdâtre au noirâtre avec un ventre grisâtre et des reflets argentés. Il peut mesurer jusqu’à 1,30 m. On trouve le lieu dans les eaux nordiques, des 2 côtés de l’Atlantique. C’est un poisson vorace qui se rassemble souvent en grand nombre et peut ainsi faire des ravages dans les bancs de hareng, de jeunes morues, d’églefin et de merlu. Le lieu noir se pêche principalement au chalut de fond ou pélagique. Il est commercialisé entier, en filet ou en darne. Il a différentes nominations de vente : lieu, colin au naturel pour les conserves, colin pour les filets ou préparations en surgelés.
La Limande à Queue Jaune
(Limanda ferruginea)
appelée localement "carrelet"
A Saint-Pierre et Miquelon, la limande à queue jaune se pêche dans le cadre de l’OPANO.
La limande à queue jaune, souvent appelée limande-sole, vit sur le plateau continental depuis le sud du Labrador jusqu’à la baie de Chesapeake (Etats-Unis). Elle est de couleur brun-olive avec de nombreuses taches rougeâtres de forme irrégulière. La partie inférieure est blanche et légèrement colorée de jaune près de la queue. La limande vit à des profondeurs de 60 m environ et à des températures de 3°C à 5°C. Elle abonde sur les grands bancs. Elle se nourrit de petits crustacés et de vers marins sur le fond de l’océan. On pêche la limande au chalut, souvent en même temps que la plie canadienne. Elle est commercialisée principalement sous forme de filets surgelés sous l’appellation « plie », mais on la trouve aussi en frais, entière ou bien en filets.

Le Lompe (Cyclopterus
lumpus)
appelé localement « poule d’eau »
A Saint-Pierre et Miquelon, le lompe n’est pas une espèce sous quota. Il se pêche uniquement dans les eaux françaises du mois d’avril au mois de juillet.


Ce poisson
globuleux, peu commun, ressemble à un être de la préhistoire. Il vit dans des
eaux peu profondes (de la côte à 300 m de profondeur) de l’Atlantique. On trouve
cette « poule d’eau » dans les eaux côtières des 2 côtés de l’Atlantique nord,
aussi bien en Europe qu’en Amérique du Nord. Le lompe vit sur des fonds rocheux
et se cache souvent sous des algues flottantes. La particularité d’avoir une
ventouse ventrale lui permet de se fixer sur les rochers. Il migre en début d'été et vient frayer près des côtes chaque année entre mai et juillet et repart
vers le large à la fin de l’automne. En période de reproduction, le mâle prend
une couleur rouge-orangé, tandis que la femelle est plutôt verte à vert-bleue.
Les mâles sont généralement plus petits que les femelles. La femelle peut pondre
jusqu’à 140 000 œufs qu’elle dépose en masse spongieuse qui se colle aux rochers.
C’est là que les mâles interviennent pour garder les œufs. Le seul mode de pêche
autorisé dans l’archipel pour la capture du lompe est le filet maillant. Les
œufs orangés-rouges, sont récoltés. Après avoir été lavés, ils sont salés et
traités. Les « œufs de lompe » ou « caviar du pauvre » sont commercialisés sur
les marchés européens et américains.




Le Loup de l'Atlantique (Anarhichas
lupus)
appelé localement "chat"
A Saint-Pierre et Miquelon, le loup de l’Atlantique se pêche lors de prises accessoires.
Le loup de l’Atlantique a un corps allongé, d’aspect gélatineux. Ce nom de loup lui vient de ses grosses canines au niveau de sa mâchoire. A noter qu’il perd ses dents après la période de reproduction et en acquiert de nouvelles tous les ans. Ses écailles sont tellement petites qu’elles ne sont pas visibles et sont incluses dans la peau. Le loup peut mesurer jusqu’à 1,20 m, mais peut atteindre 1,50 m. Il se trouve dans l’Atlantique nord-est (sud des îles britanniques jusqu’en mer de Barents) et jusqu’au Groenland, ainsi que dans l’Atlantique nord-ouest entre la côte et 450 m de profondeur. Son milieu de vie est plutôt les fonds rocheux, mais ce peut être les fonds sableux ou vaseux, à des températures allant de -1°C à +14°C. Un loup de 66 cm sera âgé de 10 ans, un loup de 82 cm aura 15 ans et un loup de 98 cm aura 20 ans ! Il se nourrit essentiellement d’échinodermes, de mollusques et de crustacés, très peu de poissons.

Le Maquereau Commun (Scomber
scombrus)
A Saint-Pierre et Miquelon, le maquereau est plutôt une pêche « récréative ».
Le
maquereau est un poisson pélagique, vivant en bancs compacts, souvent près de la
surface et jusqu’à 250 m de profondeur. C’est un nageur rapide. A la fin du mois
de mai, le maquereau s’approche de la côte atlantique canadienne. A l’automne, il
retourne vers des eaux plus chaudes entourant le plateau continental. Le
parcours de sa migration varie quelque peu d’année en année, comme l’abondance
de l’espèce. C’est un poisson facilement reconnaissable par ses bandes foncées
sur le dos. Son corps est bleu-argenté. Il peut mesurer jusqu’à 50 cm maximum. Il
se nourrit de crustacés pélagiques (larves de crabes…) Il nage alors la bouche
ouverte et les ouïes gonflées. Durant l’été et l’automne, le maquereau ingère des
petits poissons pélagiques tels que la sardine, le hareng, le sprat ou encore le
lançon. Et pendant l’hiver, il ne se nourrit pas. On le pêche des 2 côtés de
l’Atlantique nord à l’aide de filet-trappe, de filet maillant ou du chalut. Le
maquereau est un poisson qui se conserve moins bien que d’autres espèces dont
les tissus sont moins huileux. Il se consomme salé, fumé ou frais.
Le Merlu Argenté (Merluccius
bilinearis)
A Saint-Pierre et Miquelon, le merlu argenté se pêche dans le cadre des accords franco-canadiens.
Le merlu argenté appartient à la famille de la morue. Son corps est beaucoup plus allongé que les autres parents de la morue. Il a une mâchoire saillante et sa tête est plutôt mince. Sa taille commerciale varie de 24 à 35 cm de long et son poids moyen est de 0,7 kg. Le merlu est de couleur gris-foncé et son ventre est argenté. Il vit près des côtes et en pleine mer, de Terre-Neuve jusqu’en Caroline du Sud, à des profondeurs allant de 55 à 275 m. Il apprécie les eaux tempérées de l’Atlantique, de 7°C à 10°C. Il peut être pêché toute l’année, mais au chalut la saison de pêche s’étend de juin à novembre. C’est un poisson maigre à chair blanche. On le trouve en frais mais aussi en congelé (entier, en filet ou en bloc). Cette pêche est, pour le moment, peu exploitée à Saint-Pierre et Miquelon.
La Merluche Blanche (Urophysis
tenuis)
appelée localement "morue barbue"
A Saint-Pierre et Miquelon, la merluche blanche se pêche dans le cadre de l’OPANO.
La merluche est un poisson de fond qui vit sur les fonds vaseux dans la partie ouest de l’Atlantique, depuis le Golfe du Saint-Laurent jusqu’au sud de Terre-Neuve. On la trouve dans les eaux dont la température s’échelonne de 3°C à 10°C. La merluche est capturée accessoirement dans la pêche sélective du flétan, de la brosme et d’autres poissons de fond, au filet maillant, à la palangre ou au chalut de fond. Elle appartient à la famille des morues. Elle a des ressemblances avec la morue mais son corps est plus élancé et ses yeux plus volumineux. Sa couleur varie du brun sale au pourpre pour le dos et blanc, blanc-jaunâtre pour le ventre. La merluche se nourrit essentiellement de petits et de gros crustacés (crevettes, crabes), de petits poissons ou bien de calmars. Elle trouve sa nourriture à l’aide de ses longues nageoires pelviennes sensibles qu’elle laisse traîner au dessus du fond. De cette façon, elle reconnaît ses proies rien qu’en les touchant.

La Morue (Gadus
morhua)
A Saint-Pierre et Miquelon, la morue est une espèce sous quota qui se pêche dans le cadre des accords franco-canadiens et sur l’ensemble du 3PS.
En dépit de la brusque baisse de l’espèce depuis les années 90, la morue demeure
le poisson de fond le plus important de la côte atlantique. Elle fut longtemps
l’espèce phare de Saint-Pierre et Miquelon. Sa couleur varie du brun, vert ,
gris selon les fonds. Le dos et les flancs sont parsemés de taches brunâtres. La
morue est un poisson vorace se nourrissant de petits vers, mollusques,
crustacés, mais aussi de lançon, de capelan ou de hareng. Elle vit généralement
près du fond mais on la trouve entre la surface et une profondeur de 500 m. Elle
se déplace en bancs du grand large vers les eaux côtières par cycles saisonniers
que l’on croit influencés par l’alimentation, le frai ou bien par la
température. Elle se pêche au chalut, à la ligne à la main, au filet-trappe ou
au filet maillant.





La Myxine (Myxina glutinosa)
pêche exploratoire
Elle fait
partie des vertébrés primitifs. La myxine a un corps allongé, semblable à une
anguille, lisse et visqueux. Lorsqu’elle est manipulée ou dérangée, elle sécrète
de grandes quantités de mucus. Elle mesure en moyenne 35 cm et jusqu’à 80 cm
environ. Elle n’a pas d’écailles, ni de nageoires paires mais une nageoire unique
qui s’étend du dos au ventre en contournant la queue. Elle n’a ni mâchoire ni
dent. De couleur brune, elle vit sur des fonds vaseux dans des profondeurs assez
importantes et supérieures à 30 m. Elle est largement répandue de chaque côté de
l’Atlantique nord et connue en Bretagne sous le nom de « Suzon ». En pénétrant
par les ouïes des poissons malades ou morts, elle se nourrit en suçant les
tissus de leurs proies. C’est durant l’été 2005, qu’une première pêche
exploratoire s’est déroulée dans les eaux de l’archipel. De nouvelles campagnes
sont prévues.





L'Oursin (Strongylocentrotus
droehbachiensis)
A Saint-Pierre et Miquelon, l’oursin se pêche dans la zone littorale de l’archipel.

C’est un oursin
comestible. On ne consomme d’ailleurs que les organes sexuels, les gonades mâles
ou femelles. L' oursin pêché entre octobre et mai est meilleur. C’est à
partir de mai qu’il commence à frayer. Il a des piquants longs et pointus,
mobiles, ainsi que des pieds ambulacraires longs et fins munis d’une ventouse
qui lui permettent de se déplacer. La bouche (côté ventral) et l’anus (côté
dorsal) sont situés dans l’axe du test. Le test est constitué de plaques
calcaires squelettiques formant la boîte sphérique de l’animal. Il est muni d’un
appareil masticatoire puissant, doté de 5 dents, appelé la « lanterne
d’Aristote ». On trouve les oursins dans la plupart des habitats rocheux de la
zone infralittorale, jusqu’à environ 90 m de profondeur. Il préfère les rochers
car il broute les algues et parfois même les éponges. Par le frottement de ses
piquants, il est capable de creuser une petite cavité dans la roche tendre comme
le calcaire. L’oursin se ramasse à marée basse à l’aide d’une pince pour les
pêcheurs à pied ou à l’aide de casiers pour les pêcheurs professionnels.

Le Pétoncle d’Islande (Chlamys
islandica)
A Saint-Pierre et Miquelon, le pétoncle d’Islande est une espèce sous quota pêchée dans le cadre des accords franco-canadiens dans la « boite à pétoncles ».

Le pétoncle
d’Islande est un mollusque bivalve portant des stries irrégulières. Il vit sur
des fonds de graviers ou de sable à une profondeur allant jusqu’à 300 m. Il peut
mesurer jusqu’à 10 cm. Sa couleur varie du jaune, orange, au pourpre ou brunâtre.
En filtrant l’eau, il se nourrit de micro-organismes. A ce moment là, sa
coquille est ouverte. On peut alors observer ses yeux apparaissant sous forme
de 2 petits points bleus sur le pourtour de son corps. La période de
reproduction varie de la fin de l’été à l’automne selon les régions. Les
pétoncles femelles libèrent leurs œufs dans l’eau et ceux-ci sont ensuite fécondés
par les mâles. Il est assez répandu dans les eaux de Terre-Neuve. Le pétoncle
d’Islande est pêché à l’aide d’une drague à coquille. Les pétoncles sont
écaillés en mer, dès la capture. L’écaillage consiste à enlever toutes les
parties molles de l’animal sauf le muscle bien sûr. Lorsqu’ils sont débarqués,
ils sont vendus, principalement frais ou sinon surgelés. Étant donné qu’un
pétoncle est presque 100 % comestible, il est regrettable qu’on rejette le
corail (glandes génitales) et le manteau. En Europe, on vend en même temps que
les muscles, le corail qui est un excellent mets.

Le Pétoncle Géant
(Placopecten magellanicus)
appelé localement « coquille st-jacques»
A Saint-Pierre et Miquelon, le pétoncle géant est une espèce sous-quota pêchée dans le 3PS, dans le cadre de l’Opano.


Il est, au Canada, le mollusque bivalve dont la pêche représente la grande
importance économique. Ses 2 valves sont quasi circulaires, légèrement convexe
et de couleur plutôt terne (blanc-jaunâtre, gris-pourpre). Sur les coquilles,
les stries sont peu prononcées. Il peut mesurer jusqu’à 20 cm. Il vit sur des
fonds de graviers, de roches ou bien de coquillages, à des profondeurs variant
de 4 à 120 m, de la côte Atlantique, du Labrador au Cap Hatteras (côte est des Etats-Unis). Comme le pétoncle d’Islande, il se nourrit en filtrant les
micro-organismes. Entre ses valves se trouve le muscle blanc appelé la « noix »
qui constitue la chair. Ses prédateurs sont les étoiles de mer, les bigorneaux
perceurs, les crustacés, mais aussi la morue ou la plie. On pêche le pétoncle à
l’aide d’une drague.
Le pétoncle géant fait l’objet d’un élevage sur la grande île de Miquelon.





La Plie Grise
(Glyptocephalus
cynoglossus)
appelée localement « grey sole »
A Saint-Pierre et Miquelon, la plie grise est une espèce sous quota, pêchée dans le cadre des accords franco-canadiens et sur l’ensemble du 3PS.
La plie grise est
un poisson plat. Elle est de couleur gris-brun sur le corps, son ventre est
blanc et ses nageoires varient du gris-foncé au noir. La plie pêchée
commercialement mesure jusqu'à 50 cm de long et peut peser jusqu'à 1 kg environ.
Ce poisson
fréquente les eaux profondes du golfe du Saint-Laurent mais se trouve aussi au
large des côtes de Terre-Neuve et du Labrador.
De par sa petite bouche, elle se nourrit de petits vers et de petits crustacés voire de petits coquillages. Elle se pêche généralement au chalut. Dans les poissonneries, on trouve la plie grise sous l’appellation « sole », soit en filet frais soit en surgelés.
La Plie Canadienne (Hyppoglossoides
platessoides)
appelée localement « balai »
A Saint-Pierre et Miquelon, la plie canadienne est une espèce pêchée sur l’ensemble du 3PS dans le cadre des accords franco-canadiens. Actuellement, la pêche au « balai » n’est autorisée qu’en pêche accessoire.
La plie canadienne est un poisson plat reposant et nageant sur le côté. Elle est de couleur brun-grisâtre et pigmentée dorsalement. Le ventre est blanc. Elle a presque toujours les yeux sur le côté droit du corps. La plie peut mesurer jusqu’à 45 cm et peser jusqu’à 1 kg. C’est un des poissons plats les plus abondants dans l’Atlantique nord-ouest et le plus commercialisé. On trouve la plie canadienne au sud du Labrador et des grands bancs jusqu’aux Etats-Unis. Elle se nourrit d’ophiures, de petites crevettes, de vers ou bien de petits poissons tels que le capelan, le lançon. Même si son habitat naturel est le fond de l’océan, la plie quitte le fond, la nuit, afin de chasser ses proies. Elle vit dans les eaux côtières jusqu’à 700 m de profondeur et à des températures variant de -1,5°C à 5°C. Elle préfère généralement les eaux de 1,5°C et une profondeur entre 90 et 250 m. On la pêche au chalut ou à la palangre.
La Raie Epineuse
(Raja
radiata)
A Saint-Pierre et Miquelon, la raie épineuse n’est pas une espèce sous quota.
La raie épineuse est très fréquente, avec la raie lisse (Raja senta) dans la région de Terre-Neuve et du Labrador. C’est un poisson plat vivant sur le fond donc qui a un corps aplati dorso-ventralement. Le dos est de couleur brun avec des taches plus foncées. Le ventre est blanc. Sa bouche se situe ventralement. Au-dessus de la tête, se trouvent les évents (orifices respiratoires). Cette raie se caractérise par une série de grosses épines sur la face dorsale. Elle peut atteindre une taille de 1 m à 1,10 m de long. La raie fréquente une grande variété de fonds, graveleux, sablonneux ou vaseux dans des eaux où la température varie de 0 à 10°C. Elle est strictement carnivore et se nourrit durant la nuit, de crabes, de crevettes, de petits crustacés et aussi de vers et de petits poissons. On la capture à des profondeurs de 20 à 550 m, voire plus, à l’aide d’un chalut de fond mais aussi avec un filet maillant ou à la palangre.

Le Requin-Taupe Commun (Lamna
nasus)
A Saint-Pierre et Miquelon, le requin-taupe n’est pas une espèce sous quota.

Le requin-taupe
commun est une espèce d’eau froide que l’on rencontre dans l’Atlantique nord,
l’atlantique sud et le Pacifique Sud. Son aire de répartition s’étend de
Terre-Neuve jusqu’au
New-Jersey, de l'Islande et de l'ouest de la mer de Barents jusqu'à Madère ainsi
qu'en Méditerranée. Ce requin pélagique fréquente les eaux côtières
et celles du large dont la température est inférieure à 18°C. Il effectue des
migrations saisonnières : il va vers des eaux plus profondes à la fin de
l’automne et il est capturé au large du plateau continental en hiver. De la fin
du printemps à la fin de l’été, il peut être capturé à moins de 200 m de
profondeur. C’est l' un des requins dont la croissance est la plus rapide. Il peut
mesurer jusqu’à 3,65 m et peser jusqu’à plus de 230 kg. Il se nourrit
principalement de poissons pélagiques de petite taille vivant en bancs comme le
maquereau, le hareng, mais il consomme aussi le calmar et le merlu argenté. Il se
pêche essentiellement à la palangre.

Le Saumon de l'Atlantique (Salmo
salar)
A
Saint-Pierre et Miquelon, le saumon se pêche du 1er mai au 31 juillet.


On
trouve le saumon des 2 côtés de l’Atlantique nord. Il a un corps allongé, une
bouche relativement grande, des écailles assez larges et une épaisse nageoire
dorsale. Il peut peser jusqu’à 6 kg environ. Sa couleur varie avec l’âge. Ses
flancs et son ventre sont argentés, tandis que son dos peut être brun, vert ou
bleuté. Au dessus de sa ligne latérale, il a de nombreuses petites taches
noires. Naissant dans les eaux douces, le saumon de l’Atlantique migre en eau
salée où il séjourne une à plusieurs années avant de retourner à son cours d’eau
natal pour y frayer (au début de l’hiver). Il a la particularité d’être
amphibiotique (il passe, au cours de sa vie dans l’eau douce et l’eau de mer) et potamoque (il se reproduit en eau douce). Au Canada, le saumon commence à
remonter vers les rivières aux environs d’avril-mai jusqu’à novembre. A Saint-Pierre et Miquelon, il est pêché au filet maillant (pêche
d’ « interception »).

Le Sébaste (Sebastes
marinus)
appelé localement "rouget"
A Saint-Pierre et Miquelon, le sébaste est une espèce pêchée sous quota, dans le cadre des accords franco-canadiens, dans le cadre de l’OPANO et sur l’ensemble du 3PS.

Le sébaste fréquente les eaux plutôt profondes, mais surtout de 100 à 500 m de
profondeur, du sud du Labrador jusqu’au golfe du Maine. Il est de couleur rouge
vif ou orange. Il peut atteindre une longueur maximale de 1 m. Sa taille commune
est de 30 à 80 cm. Il vit plutôt sur des fonds vaseux à des températures de 3°C à
8°C, ceci des 2 côtés de l’Atlantique. La nuit il quitte le fond pour chasser et
se nourrir de crevettes, de copépodes, de krill. Les mâles cessent de
s’alimenter de juillet à octobre, période pendant laquelle ils sont pélagiques.
C’est à ce moment là que mûrissent leurs gonades. A noter, qu’en grandissant le
sébaste va à des profondeurs plus élevées. Cette espèce grandissant très
lentement (1 à 2 cm par an), elle est d’autant plus vulnérable à la pêche
intensive ! Le sébaste peut vivre cependant jusqu’à environ 25-30 ans. Ce poisson
se pêche au chalut de fond ou au chalut pélagique.
Le Thon Germon (Thunnus alalunga)
A Saint-Pierre et Miquelon, le thon germon est une espèce sous quota pêchée dans le cadre de l’ICCAT.
Le thon germon est aussi appelé « albacore » ou
« thon blanc ». Sa taille peut atteindre 1,25 m maximum. C’est un poisson
pélagique et océanique des mers chaudes et tempérées. Il vit en bancs en haute
mer, soit en surface (les jeunes) soit entre 150 et 250 m de profondeur (les
adultes). Il existe une population méditerranéenne bien différenciée et deux
grandes populations atlantiques : l’Atlantique nord et l’Atlantique sud. La
répartition géographique de ce poisson est liée à la température de l’eau, mais
elle se modifie au cours de sa vie. Parfaitement adapté à la nage, le thon
effectue de grandes migrations. La maturation du germon de l’Atlantique nord a
lieu à l’ouest des Antilles dans la mer des Sargasses. La ponte s’effectue au
printemps et en été, probablement dans la zone de maturation entre la surface et
300 m de profondeur. Il se nourrit majoritairement de crustacés et de poissons
mais aussi de céphalopodes et de tuniciers. Le thon germon se pêche au chalut,
au filet maillant mais aussi à la palangre. Sa chair, de couleur claire est très
estimée. Il est surtout commercialisé en conserves, mais on le trouve de plus en
plus sur le marché en frais.

Le Thon Rouge (Thunnus
thynnus)
A Saint-Pierre et Miquelon, le thon rouge est une espèce sous quota pêchée dans le cadre de l’ICCAT.


Le thon rouge est un nageur rapide. Il est capable
de très grandes accélérations (70 à 80 km/h). Sa taille imposante et sa grande puissance
font de lui un des poissons les plus recherchés. Il vit surtout en surface et
peut descendre jusqu’à 500 m de profondeur dans les eaux plus chaudes. Il est de
couleur bleu métallique, son dos a des reflets verts, argentés sur le côté et le
ventre blanc. C’est un poisson à « corps chaud » car il est capable de maintenir
sa température corporelle 10 degrés au-dessus de celle de l’eau ambiante. Ce qui lui
permet d’aller dans des zones climatiques diverses en quête de nourriture. Il se
nourrit principalement de poissons pélagiques comme le hareng, le sprat, le
maquereau et occasionnellement d’aiguillat et de céphalopodes. Sa répartition
géographique est très étendue. Pour l’Atlantique, on le trouve du Labrador au
nord-ouest de Terre-Neuve. C’est un poisson migrateur (il parcourt plusieurs
milliers de kilomètres) et se déplace en bancs. Les premiers bancs arrivent au large des
côtes de Nouvelle-Ecosse en juin-juillet, puis fin juillet on les rencontre plus
au nord et dans le golfe du Saint-Laurent. La pêche se poursuit jusque fin octobre,
moment où le stock commence à sortir du golfe pour migrer et aller frayer dans
les eaux tropicales.